Soudan : Méroé, un empire sur le Nil

Qui connaît Méroé ? Ceux qui ont lu l’excellent roman d’Olivier Rollin, paru il y a une douzaine d’années, roman dont le titre promettait un dépaysement total: le Soudan, Khartoum, « Koush » pour la Bible ou encore la Nubie, là où « Les deux Nils se rejoignent pour former le fleuve des rois et des dieux morts », Juba, Malakal, Dongola et bien sûr Méroé. Méroé qui touche l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Zaïre, et d’autres pays et qui occupa, du IIIème siècle avant J.-C. au IVème de notre ère, un immense territoire ? Qui d’autre à part les archéologues ou encore les chercheurs d’or comme ce Giuseppe Ferlini, qui en 1834 décapita plusieurs pyramides d’où il exhuma des trésors de bijoux en or, bracelets, bagues et autres amulettes que l’on peut admirer maintenant dans les musées d’Europe ?
Le Musée du Louvre expose, du 26 mars au 6 septembre, sous le titre « Méroé, un empire sur le Nil », quelque 200 pièces jamais présentées au public et qui proviennent en partie du Soudan et en partie des grands musées internationaux. Le mystère de son écriture reste entier et ce que l’on repère de la civilisation de Méroé intrigue alors que les objets exposés sont très parlants et l’on peut y voir toutes les ressemblances possibles avec l’art de l’Égypte et du monde gréco-romain. Il faut imaginer, après une longue route de Khartoum vers la mer Rouge, des dunes de sable ocre, d’où surgit une trentaine de pyramides pointues, découvertes en 1822 par le français Frédéric Cailliaud.
Mirage ou réalité ? C’est le début d’un voyage…
I. Aubert
Tags: archéologie, circuit, civilisation, découverte, désert, Expositions, Louvre, musée, nubie, pyramides, Soudan, voyage

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