Eblouissant Vinci !

En cette fin d’année, les grands magazines d’art français, sont unanimes pour mettre à l’honneur l’éblouissante exposition Léonard de Vinci, à la National Gallery de Londres. Il faut faire vite, elle prend fin le 5 février !
Elle se concentre sur l’œuvre du premier peintre de la Renaissance italienne, pendant son séjour à la cour du duc Ludovic Sforza à Milan, entre 1482 et 1499, en plein quattrocento, période pendant laquelle il explora et inventa des expressions novatrices en matière de représentation humaine, toujours en quête de perfection artistique. Au moment où une équipe archéologique tente d’exhumer la dépouille de Lisa Gherardini, le modèle présumé de la Joconde, sous le couvent Sainte Ursule à Florence, vous serez confrontés au mystère de l’identité de la « Dame à la belette » et de la « Belle Ferronière ». Mais avant tout, on s’y délecte de l’œuvre du peintre Vinci. Inventeur, architecte, dessinateur, sculpteur, le génie de la Renaissance a tâté de toutes les formes d’expression. Or son œuvre peinte est rare, de la Joconde à la Cène, en passant par une galerie de portraits qui ont fait sa réputation, l’artiste n’a laissé qu’une vingtaine de tableaux dont la moitié, au moins, a été réalisée dans la capitale de la Lombardie.
Mais faute d’avoir été prolifique en matière de peinture, il a révolutionné cet art en se fixant pour but d’atteindre à la perfection en matière de beauté. Que serait la beauté si un tel artiste ne lui avait pas consacré son génial acharnement ? Que serait la peinture si Vinci ne lui avait pas donné cette art sublimé, au-delà du naturel ? Il faut aller voir ce que l’on qualifie, dans les magazines d’art, « d’exposition du siècle ».
I. Aubert

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