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Dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste été 2010 – Rétrospective Maximilien Luce, néo-impressionniste, et 40 photographies d’Olivier Mériel à Giverny

Jeudi 19 août 2010

Jusqu’au 31 octobre 2010, le Musée des Impressionnismes de Giverny présente une exposition consacrée à l’œuvre de Maximilien Luce (1858-1941). Travailleur acharné, le peintre a laissé une œuvre foisonnante qui fait la part belle au « Pointillisme ». Ses thèmes de prédilection sont pris dans la vie quotidienne, le monde ouvrier, les travailleurs de tous ordres en particulier ceux du Pays noir, l’histoire contemporaine et enfin les paysages de bord de Seine, de Bretagne, du midi de la France avec un goût particulier pour les paysages de nuit. Il pratiqua la nouvelle technique de la division des tons en privilégiant les effets de lumière violents. On le sent très impliqué dans ce qu’il représente, et qui révèle un engagement politique revendiqué : c’est un anarchiste convaincu. L’exposition s’organise de façon chronologique.

Il faut aller la voir !

On découvre alors cet écrin fait de prairies, bouquets d’arbres, vergers, voulu par l’homme d’affaires américain, Daniel Terra qui souhaita donner un domicile à l’histoire de l’Impressionnisme au cœur du village qui eut pour hôte principal le grand Claude Monet un siècle plus tôt. Le bâtiment s’intègre parfaitement dans le paysage en s’inscrivant dans la pente naturelle du terrain à flanc de colline, il offre une atmosphère particulière et présente des jeux de niveaux avec la juxtaposition subtile de couleurs et de matières. Le jardin, créé par Mark Rudkin, à qui l’on doit le réaménagement des jardins du Palais Royal à Paris, se laisse découvrir au gré d’une déambulation et se compose de chambres ou parterres carrés monochromes que mettent en valeur des plantes sauvages et une prairie de coquelicots. Dans le même temps, le musée propose une exposition de photographies signées Olivier Mériel intitulée Lumière argentique. C’est un choc esthétique sans pareil. Tout comme le chevalet du peintre devient le symbole de la relation à la vie, la chambre photographique retrouve cette philosophie avec le rapport au temps, à l’espace, au silence. « J’aimerais mettre en miroir les lieux emblématiques peints par les impressionnistes avec une approche photographique contemporaine » dit l’artiste. On se souvient des études faites par Monet, sur l’incidence de la lumière sur la pierre de cathédrale de Rouen. C’est le même esprit de recherche qui anime Olivier Mériel qui sillonne les lieux emblématiques de la côte normande et les bords de Seine, attendant que s’opère une certaine correspondance entre l’heure, le lieu et son paysage intérieur. Avec les ciels changeants, la nature en perpétuel renouvellement il tente de témoigner de l’éphémère et il y parvient nous proposant des clichés poétiques et vibrants que l’on ne peut oublier.

I. Aubert

La Villa Empain à Bruxelles ouverte au public. Vive le mécénat d’art !

Lundi 3 mai 2010

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Jusqu’au 31 octobre, la villa Empain, chef-d’œuvre de l’architecture Art Déco, dans le quartier des ambassades est ouverte au public. Commandée en 1930 à l’architecte Michel Polak par le baron Louis Empain, ce fut une construction pharaonique tout comme le budget de restauration financé par un diamantaire, libanais d’origine, Jean Boghossian, aidé par la région Bruxelles-Capitale. Vive le mécénat d’art ! Sans cette manne, on est en droit de se demander ce qu’il adviendrait des trésors du passé qui font l’éclat des villes et nous offrent du rêve. Bruxelles, capitale de l’Art Déco et de l’Art nouveau méritait que cette folie de marbre et de granit, avec sa pergola et sa piscine à la romaine, que Louis Empain avait donné à l’État belge pour y créer un musée des Arts décoratifs demeure dans son patrimoine. L’armée allemande réquisitionna le bâtiment en 1943 puis il devint le siège de l’ambassade d’URSS. Restée à l’abandon pendant plus de quinze ans, la villa est maintenant réhabilitée, destinée à devenir un lieu de créativité et d’échange entre deux cultures et ouverte au public depuis le 20 avril pour une exposition intitulée « Itinéraires de l’élégance entre l’Orient et l’Occident ».

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Crédits Photos : Fondation Boghossian – Bruxelles www.villaempain.com

I. Aubert

Turner et ses peintres au Grand Palais

Jeudi 15 avril 2010

Encore une grand’messe…

« Turner le magnifique », « le maître des nuages » titrait le Nouvel Observateur dans son supplément Paris du 27 février dernier. Nul doute que les journalistes avaient été convoqués en avant première, autant dire dans une ambiance propice à la visite d’une exposition.

J’y fus donc un mercredi en fin de matinée ayant réservé trois semaines à l’avance sur Internet (évitant le jeudi, jour de sortie des associations et autres clubs) comme c’est recommandé. Je me suis trouvée dans la situation inverse d’Alfred de Musset se rendant au théâtre Français où il n’y avait pas foule, « l’auteur n’avait pas grand succès…ce n’était que Molière ! » avait il écrit. Foule il y avait au point de rendre impossible la lecture des cartouches et des textes affichés. Impossible également de voir les tableaux tout au plus pouvait-on les apercevoir. Suffisamment en tous cas pour comprendre que le « maître » non pas des nuages mais d’un certain éclairage qui a fait sa renommée, avait un goût très sûr pour choisir ses peintres : Poussin Claude Lorrain, Rembrandt, Watteau, Constable et tant d’autres. Sont donc exposées les toiles originales et la « copie ou la toile inspirée de » qu’en a fait Turner.

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Mauvaise humeur due aux circonstances inacceptables pour qui aime les peintres et la peinture, résolution de retourner au Louvre où ces œuvres peuvent être vues en collections permanentes, et d’oublier les grands messes du non moins Grand Palais. Je n’ai pas trouvé que le génie de Turner ait été bien servi par cette exposition, ni que le personnage, déjà rendu antipathique par les biographies et les textes qu’on a écrit sur lui, en soit sorti grandi : ceux qu’il a pris pour modèle font montre d’une maîtrise qui par comparaison me semble lui faire défaut en ce qui concerne le dessin puisque l’inspiration n’est pas sienne. Turner est certainement un grand peintre de l’éblouissement mais ce qui est exposé là semble plutôt terne.

Exposition jusqu’au 24 mai 2010.

I. Aubert

Méroé, un empire sur le Nil

Jeudi 8 avril 2010

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Qui connaît Méroé ? Ceux qui ont lu l’excellent roman d’Olivier Rollin, paru il y a une douzaine d’années, roman dont le titre promettait un dépaysement total: le Soudan, Khartoum, « Koush » pour la Bible ou encore la Nubie, là où « Les deux Nils se rejoignent pour former le fleuve des rois et des dieux morts », Juba, Malakal, Dongola et bien sûr Méroé. Méroé qui touche l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Zaïre, et d’autres pays et qui occupa, du IIIème siècle avant J.-C. au IVème de notre ère, un immense territoire ? Qui d’autre à part les archéologues ou encore les chercheurs d’or comme ce Giuseppe Ferlini, qui en 1834 décapita plusieurs pyramides d’où il exhuma des trésors de bijoux en or, bracelets, bagues et autres amulettes que l’on peut admirer maintenant dans les musées d’Europe ?

Le Musée du Louvre expose, du 26 mars au 6 septembre, sous le titre « Méroé, un empire sur le Nil », quelque 200 pièces jamais présentées au public et qui proviennent en partie du Soudan et en partie des grands musées internationaux. Le mystère de son écriture reste entier et ce que l’on repère de la civilisation de Méroé intrigue alors que les objets exposés sont très parlants et l’on peut y voir toutes les ressemblances possibles avec l’art de l’Égypte et du monde gréco-romain. Il faut imaginer, après une longue route de Khartoum vers la mer Rouge, des dunes de sable ocre, d’où surgit une trentaine de pyramides pointues, découvertes en 1822 par le français Frédéric Cailliaud.

Mirage ou réalité ? C’est le début d’un voyage…

I. Aubert

Le compte à rebours a commencé !

Jeudi 1 avril 2010

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Shanghai 2010 Exposition Universelle

Du 1er mai au 31 octobre 2010

Sur le thème « Meilleure Ville, Meilleure Vie »

Le compte à rebours a commencé !


180 pays participants, un site de 15 hectares avec 70 à 100 millions de visiteurs attendus dont 8 à 10% d’étrangers, et l’ambition d’être la plus grande exposition universelle depuis sa création en 1851, à Londres puis 1855 à Paris.

Les habitants de Shanghai et les touristes ont afflué dimanche 28 mars, au Bund, alors que le célèbre site rouvrait après trois ans de rénovation, juste à temps pour l’exposition universelle. Le Bund, sur la rive ouest du fleuve Huang Pu, qui était autrefois un terminal pour les docks et une promenade pour les amoureux, a été fermé en 2007, dans l’espoir affiché par la ville d’en faire un endroit aussi «charmant que les Champs Élysée de Paris». Dimanche 28 mars, des dizaines de milliers de personnes ont afflué sur les rives pour apercevoir les rénovations.

Des travaux gigantesques d’aménagement sont encore en cours ou en voie d’achèvement, routes, tunnels et lignes de métro; des centaines de milliers de Shanghaiens qui veulent rivaliser avec le Pékin des J.O. se sont mis à apprendre l’anglais… Et la municipalité lance une campagne pour faire comprendre à la population que l’élégance, la politesse et la propreté sont désormais l’image de la Chine.

La France, pour sa part, sera largement représentée avec 4 pavillons : le pavillon national France bien sûr, mais également trois pavillons régionaux thématiques, qui seront situés dans la zone UBPA (Urban Best Practices Area) où seront dévoilées les meilleures pratiques urbaines qui conditionneront la ville du futur : le pavillon Paris-Ile de France, le pavillon Rhône-Alpes, ainsi que le pavillon Alsace. Jacques FERRIER, qui en est l’architecte, explique que le Pavillon de France a trois grands thèmes, qui sont l’eau, le jardin, et le caractère innovant de la structure.

Une exposition est dite universelle si elle touche toutes les branches de l’activité humaine. Outre leurs allures de fêtes populaires, les expositions ont trois enjeux : Culturel, politique et commercial. Gageons que l’Ecologie tiendra, en 2010, une place importante et qu’à partir de Shanghai on comptera un quatrième enjeu !

I. Aubert

« Namaste France », Année de l’Inde en France

Mardi 30 mars 2010
Pendant de l’initiative française, de 2009, baptisée Bonjour India, le festival Namasté France qui a débuté dès janvier 2010 a pour objectif de diffuser la culture indienne dans toute son ampleur, dans tout l’hexagone, de 2010 à 2011. Namaste France va être officiellement inauguré le 14 avril, au Quai Branly avec l’exposition  Autres Maîtres de l’Inde, expo du 30 mars au 18 juillet qui dévoile des terrains culturels inconnus ayant pour source les adivasi, (premiers habitants en sanskrit). La conclusion interviendra en juillet 2011 avec une exposition consacrée à la peinture de Tagore au Musée d’Art Moderne de Paris. Né à Calcutta, en 1861, ce brillant « touche à tout », compositeur, écrivain (prix Nobel de Littérature en 1913), dramaturge, peintre et philosophe dévoile et fait connaître un autre aspect de ce pays avec un art plus populaire. Ces jours-ci, il faut courir à la B.N.F. François Mitterrand voir l’exposition de miniatures et peintures d’Inde du Nord et du Sud, un art complexe et ravissant et des pièces rarement montrées au public, (jusqu’en juin) tandis qu’à Guimet, encore pour quelques jours une exposition de photos, pleines de grâce et de finesse, intitulée « Lumière de l’Inde du Sud » transporte dans celle qu’on appelle l’Inde Verte.
Pour une Inde plus traditionnelle, qui parle plus couramment à notre imaginaire, est présentée jusqu’au 9 mai, à la fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent, une remarquable exposition consacrée aux costumes des cours princières indiennes, intitulée « Les Derniers Maharadjas » Du Grand Durbar à l’Indépendance (1911-1947). Une soixantaine de modèles et accessoires illustrent cette période où l’apparat est devenu le langage officiel des cours : or, argent, soie, brocart, broderies, profusion de couleurs et de matières précieuses témoignent de la magnificence des costumes de cette époque.
La musique ne sera pas négligée (nous sommes au pays du grand Ravi Shankar…) : Pleyel, le Théâtre de la Ville et d’autres salles accueilleront des concerts de musique indienne, particulièrement pendant le Festival d’Automne, sans oublier des spectacles de danse (plus qu’un spectacle, un acte rituel) qui projetteront le spectateur dans une atmosphère « bollywoodienne ». La cinéma puisqu’on ne peut pas parler de l’Inde sans évoquer la forme de distraction la plus populaire. Avec 800 longs métrages tournés par an, c’est le premier pays producteur de films du monde (avant les USA) et comme il existe aussi un cinéma d’art et d’essai, nous aurons la possibilité, au cours de ce festival, de voir des films d’une qualité exceptionnelle et mondialement reconnus.

Danse indienne

L’Art de vivre sera dévoilé au cours de conférences où l’on fera connaître le yoga et Ayurvéda ; de même que la gastronomie pour faire apprécier des saveurs très particulières avec des temps forts à Biarritz et Saint Tropez.
L’Inde dont l’économie connaît une croissance exceptionnelle, a beaucoup à apporter à la France, la jeunesse de notre pays l’a bien compris qui se tourne de plus en plus vers ce pays continent et ne demande qu’à en devenir familière.

I. Aubert

Istanbul, capitale européenne de la culture 2010

Jeudi 4 février 2010

Istanbul

De Byzance à Istanbul…

Alors que prend fin, au Grand Palais, l’exposition « De Byzance à Istanbul, un Port pour Deux Continents »,  magistralement mise en scène, dans le cadre de la Saison de la Turquie en France (juillet 2009/mars 2010), on se réjouit déjà que l’année 2010 prenne la relève et mette encore  Istanbul sous les projecteurs, en tant que capitale européenne de la culture.

Tout au bout  de l’Europe, depuis l’Antiquité, Istanbul règne en vigie sur deux mondes, le vieux continent et l’Asie éternelle. Le miroitement de la surface du Bosphore qui fascina Pierre Loti conduit, comme dans un rêve, d’un continent à l’autre en 15 minutes de bateau.

Si l’on veut préparer un voyage à Istanbul, il n’est que de lire le roman éponyme d’Orhan Pamuk dont c’est la ville et qui raconte, au fil des pages ses promenades d’enfant, à pied, en voiture, à travers les ruelles en pente et les jardins, devant les villas décrépies des stambouliotes, qui évoquent le déclin de l’Empire Ottoman. La lente érosion de ces familles dont certaines, comme les Camondo, ont fui vers la France, tissant un peu plus encore des liens faits de culture et d’amour de notre pays et de notre art.

Mais Istanbul n’est pas que nostalgie, que paradis perdu. Depuis qu’en 1923, Mustapha Kemal Ataturk liquidant l’empire ottoman lui préféra Ankara comme capitale de la nouvelle république, elle s’est redressée, a repris le cours d’une histoire où la conquête n’est plus signe de désastre mais au contraire d’apport, de mémoire et de vie bouillonnante comme on peut le constater au fil des rues.

Lorsque qu’ayant épuisé votre potentiel de résistance à visiter la Mosquée Bleue et ses faïences d’Iznik, Sainte Sophie, Saint Sauveur in Chora et le Palais de Topkapi, en évoquant les odalisques alanguies sur des sofas de soie et toutes les mosquées, églises, palais, hippodrome, citernes, etc., alors prenez le bateau pour découvrir les neuf  îles des Princes aux maisons de bois, appelées yali, où l’on se déplace en phaéton. En rêvassant sur le bateau vous pourrez méditer sur cette phrase de Jean Cocteau qui qualifiait Istanbul de « vieille cantatrice couverte de gloire et de bijoux » telle une sultane validée.

I. Aubert

2010, Année France Russie !

Mardi 26 janvier 2010

Moscou – Kremlin – Grand Palais et Cathédrales

Bien sûr il existe de nombreux clichés pour qualifier l’âme russe qui passe à l’instant du rire aux larmes. Mais au-delà de ce que nous ont appris Dostoïevski, Tolstoï, Gogol, Tourgueniev Pouchkine et tant d’autres sur la vie au temps des tsars et des guerres d’Empire, vingt ans après que s’est déchiré le rideau étanche de l’extrémisme soviétique, la Russie demeure pour nous une immense source de lointains fantasmes culturels et c’est une occasion unique de découvrir la Russie du XXIème siècle qui s’offre à nous, à travers une avalanche de festivals, d’expositions, de concerts, de spectacles en tous genres…

Actuellement et jusqu’au 23 mai, une exposition de la BNF à l’Opéra Garnier, commémore le centenaire de la création des « Ballets Russes » par le grand Diaghilev, entraînant les meilleurs éléments du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Aucune aventure ne fut aussi décisive dans l’histoire de la danse et des arts de la scène que celle des Ballets Russes.

Au même moment, est projeté le film « Coco Chanel et Igor Stravinsky » qui nous immerge dans l’ambiance de ces années où le tout Paris courait voir Nijinsky interprétant l’Après-midi d’un Faune ou le Sacre du Printemps… Une page passionnante de notre histoire de l’art qui se réactive avec nos amis russes. Et quelle époque !

En Mars, au Louvre exposition « Sainte Russie » ou l’art en Russie des origines à Pierre le Grand. En Avril c’est à la Foire Internationale de Bordeaux que la Russie sera invitée d’honneur, en Mai à Saint Malo, lors du Festival Etonnants Voyageurs, les écrivains russes seront sur le devant de la scène. En juin, Fête nationale russe et exposition nationale russe au Grand Palais, et exposition au Musée Matisse de Nice, en Juillet, au Châtelet, ballets de l’Opéra de Novossibirsk, en Août c’est à Cannes que se tiendra un Festival d’Art Russe, Septembre va nous évoquer le romantisme russe à l’époque de Gogol et Pouchkine et exposer les Trésors de la Galerie Trétiakov de Moscou à Paris… Sans oublier des concerts et ballets qui se succèdent à un rythme effréné… Ainsi toute cette année le monde russe sera chez lui en France ! 

C’est l’occasion de faire le voyage pour vous donner des images, en croisière sur la Volga, d’Astrakan à Moscou ou bien de Moscou à Saint Pétersbourg, à bord du train Transsibérien « l’Or des Tsars » de Moscou à Pékin à travers la Sibérie et la Mongolie ou plus simplement en avion, en découvrant ces villes musées qui constituent le cœur de l’histoire russe que sont  Moscou, Novgorod et Saint Pétersbourg.

I. Aubert

Luis Sepulveda

Mardi 19 janvier 2010

Luis Sepulveda, l’écrivain chilien, présentait, lundi 11 janvier, à la Maison de l’Amérique Latine, à Paris, son dernier livre, dans le cadre d’un nouveau cycle qui s’appelle « Chronique d’Auteurs annoncés ». Le livre est un roman qui s’intitule « L’Ombre de ce que nous avons été » (Ed.Métailié). Il s’agit du retour à Santiago après la répression et l’exil de ses amis, aujourd’hui sexagénaires comme lui, à la suite de la dictature que le pays a connue alors que la démocratisation reste encore très pâle. Il leur dédie ce roman : « A mes camarades, ces hommes et ces femmes qui sont tombés, se sont relevés, ont conservé leurs rires, sauvé la joie et continué à marcher. » L’auteur a la volonté de rire de la tragédie, même d’en faire une farce. Sepulveda refuse le pathétique et parle avec humour du caractère chilien, il manie la dérision avec le plus grand talent… Son credo : L’histoire de l’humanité est une histoire de perdants, il faut savoir en rire ! Il n’en reste pas moins obsédé par la mémoire du Chili. Célèbre dans le monde entier depuis 1992 avec la publication de « Le Vieux qui lisait des romans d’amour », Luis Sepulveda a vécu 13 ans en Allemagne, tenté de retourner au Chili et vit maintenant en Espagne. Alors que les années Allende étaient interdites des manuels d’histoire, le gouvernement Bachelet a rétabli l’éducation civique dans les écoles. L’auteur s’en félicite mais… à travers son roman on sent, comme s’il en avait besoin pour être lui-même ou bien pour la conjurer, l’inquiétude de l’avenir politique chilien. Un livre drôle et passionnant à dévorer dans la journée.

I. Aubert