home » archives » Evénement

Le 23 janvier 2012, jour de l’an chinois, s’ouvre l’année du Dragon d’eau noir.

Lundi 23 janvier 2012

Nouvel an chinois - Danse du dragon

En Chine, chaque année est placée sous l’emblème d’un des douze animaux de son astrologie. Or la Chine est le pays des symboles par excellence et les chiffres jouent un rôle particulier dans cette symbolique. Par exemple quatre animaux pour quatre orientations, quatre plantes pour les quatre saisons de l’année, huit objets précieux, neuf dragons pour exprimer le pouvoir absolu, douze fleurs pour les douze mois de l’année. La numérologie n’a rien d’anecdotique, on en suit la trace dans le « Livre des mutations » en partie composé sous les Zhou occidentaux (entre 1066 et 771 avant J.-C.)
Donc le mur paravent des Neuf Dragons de la Cité Interdite de Pékin ou Beijing s’entrouvrira le 23 janvier à 07H00 (heure solaire) et se fermera le 9 février 2013 à 09H00 pour laisser place à l’année du serpent d’eau.

mur des 9 dragons - pékin_ cité interdite

A quoi ressemble ce dragon ? Il est terrifiant dans sa représentation qui ne souffre guère de fantaisies car en Chine, toute représentation fait appel aux symboles liés au sujet. Donc, il s’agit d’un être composite qui porte deux cornes ressemblant à la pousse des bois d’un cerf, avec la tête d’un chameau, des yeux de salamandre, un cou de serpent, son  ventre ressemble à celui d’un crapaud, il est recouvert d’écailles comme une carpe, ses griffes sont comme les serres d’un hibou ou d’un aigle, les pattes sont d’un tigre et les oreilles d’un taureau. En tout neuf éléments : le chiffre du Yang absolu. Sachant qu’il « représente tout à la fois, l’unité et la multitude, comme la fameuse science universelle que voulait instaurer Descartes, le sacré et le profane, l’éveil ou l’inconscience et qu’il est né sous le signe de la chance, il n’a pas tendance à faire dans la discrétion ». Le dragon est le symbole impérial par excellence, il incarne la force, l’intelligence et la fortune.
En tant qu’emblème de la Chine et des Chinois ceux-ci lui rendent bien des honneurs et, dès qu’ils en ont la possibilité, n’hésitent pas à faire savoir au monde entier que les affaires sont prospères. Il dépense donc son énergie sans compter, même et surtout si les résultats ne sont pas tout à fait à la hauteur de ses ambitions. Le Dragon veut tout simplement devenir le Maître du Monde ! Il est capable de voler, de nager, de courir, de changer de taille et de couleur.  En un mot comme en cent, il en fait un peu trop le Dragon. Il en fait tellement et en rajoute encore qu’il ne risque pas de passer inaperçu. Hormis tous ces défauts, qui n’ont d’égales que ses qualités, quand il demeure sur terre c’est un compagnon charmant qui apporte la réussite dans pas mal d’entreprises car il peut se montrer inventif, tenace et directif surtout s’il sent que son intérêt est en cause. Quand il domine l’année zodiacale, il lui insuffle une formidable énergie et la destinée des garçons nés sous ce signe est réputée brillante. A ce sujet les maternités de Pékin sont déjà saturées de réservations jusqu’en septembre 2012 !
Lors de sa séance de vœux, samedi 21 janvier 2012, le Premier ministre, Wen Jiabao a annoncé que cette année devrait apporter à la nation davantage d’aisance dans la vie de tous les jours, plutôt que de continuer à jouer la carte d’une expansion  dévorante qui  ne faisait pas la part belle au peuple.
Sous de tels auspices, l’année 2012 offre une belle opportunité d’aller voir Pékin et sa Cité interdite, véritable point focal de l’Empire du Milieu où les bâtiments orientés du sud au nord bénéficient des bienfaits du principe Yang et portent des noms qui sont des invitations au voyage comme le palais de l’Harmonie Suprême, le palais de la Pureté céleste, le palais de la Nourriture du cœur ou celui des Élégances accumulées à moins que vous ne préfériez le palais de l’Eternel printemps… A grand renfort d’images et de symboles, la Chine présente un monde de sortilèges,  où toute architecture, tout paysage, tout objet porte une part de suggestions qui, puisant dans un passé d’une richesse inouïe, nourrit notre imaginaire.

I. Aubert

Partez pour une Escapade à Pékin du 14 au 20 avril 2012.

Un Festival, des Festivals

Mercredi 27 avril 2011

12991

« Objets » culturels particulièrement en vogue en ce début du XXIe siècle, les festivals n’ont, pour l’instant, donné lieu ni à des études collectives ni à de vastes synthèses historiques.  Au XIXe siècle, le terme « festival » ne s’applique, en effet, qu’au domaine musical, plus spécialement au répertoire choral. Présent en France par le biais des festivals orphéoniques, le phénomène concerne surtout la Suisse, la Belgique, la Hollande et surtout l’Allemagne et l’Angleterre. Il s’agit alors de manifestations artistiques à la fois collectives et éphémères.

Actuellement ils atteignent un chiffre pléthorique, accumulant et mélangeant les carnavals, fêtes commémoratives ou patronales, anniversaires, pèlerinages, salons et réunions de tous styles y compris sportives. Un tri sévère s’impose.

La crise du disque (– 50 % de ventes de CD en cinq ans) peut expliquer une certaine profusion : privés d’une part importante de leurs revenus, beaucoup d’artistes ont choisi de reprendre la route pour compenser ce manque à gagner. Mais, paradoxalement, cette multiplication d’événements va de pair avec une standardisation de leurs propositions et réduit les cités festivalières à des villes étapes.

Il convient, il me semble, de rester dans le domaine musical avec des étapes incontournables, jouissant d’un passé historique et d’une identité correspondant à l’objet des festivals, comme Salzbourg, Leipzig, Dresde, Baden-Baden, Prague, Varsovie, Budapest, Aix en Provence mais aussi Marciac ou Tanger pour le Jazz et tant d’autres, ou bien, théâtral comme en Avignon ou alors dans le domaine du cinéma avec le Festival de Cannes qui a vu le jour le 20 septembre 1946, dans un climat de tensions internationales, et est, depuis, devenu un rendez-vous incontournable du 7ème art tout comme l’est Venise avec la Mostra, Berlin, etc.

Je n’oublie pas la littérature, mais elle me semble faire l’objet de rencontres et de salons plutôt que de festivals.

Un colloque international est programmé au mois de Novembre, avec les Centre d’Histoire sociale (Université de Paris 1-Sorbonne) et Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines). Espérons que la lumière sera au rendez-vous et qu’à partir de ce colloque, l’histoire  de la genèse et du cheminement de ces festivals verra le jour…

I. Aubert

2011, l’année du Mexique

Jeudi 17 mars 2011

Article du 17 mars 2011,


« Nous sommes privés d’Année du Mexique »

L’Année du Mexique en France tourne au vinaigre. L’adresse internet www.anneedumexique.com est caduque, le ministère de la Culture en France et l’Institut français ont éradiqué l’événement de leurs sites Internet et ne fournissent même plus l’information « annulée » aux internautes. C’est près de 360 manifestations culturelles qui se retrouvent en suspens.Certaines sont d’ores et déjà annulées, c’est le cas de l’exposition Les masques de jade Mayas qui devait être présentée la semaine prochaine à la Pinacothèque de Paris.

Le romancier Jean-Claude Carrière, associé à l’évènement et auteur du Dictionnaire amoureux du Mexique s’indigne:  « C’est un gâchis effrayant. »

Dommage que la « Politique » influence la vie culturelle, elle déjà a tant à faire…

I. Aubert

© Institut français 2011 - tous droits réservés - Création LUCIOLE - Conception-Réalisation : dealCOM

Article du 31 janvier 2011,


Après l’Inde en 2009 et la Russie en 2010, qui vient de s’achever avec l’édition d’un hors-série du Figaro, intitulé « Le Roman des Romanov », c’est au tour du Mexique d’être invité par la France dans un plan d’échange et de partage entre les pays.  Jusqu’en janvier 2012, nous aurons donc l’occasion de découvrir toute la culture mexicaine partout en France grâce à de nombreuses manifestations.

Le lancement, le 1er février 2011 commencera en toute beauté avec la diffusion d’un documentaire unique, “Trésors du Mexique” de l’émission Des Racines et des Ailes. On pourra le découvrir sur France 3, le mercredi 16 février à 20h35 (cette première diffusion n’est que le début d’une série de diffusions, en France, au Mexique et probablement aux États-Unis.

- Du 25 février au 30 juin à la Pinacothèque de Paris : Présentation d’une exceptionnelle collection de Masques de jade funéraires Mayas.

- En Mars, toujours dans la capitale, nous pourrons admirer l’exposition « Nuestros Silencios » (Nos silences) avec les statues géantes de Diego Rivelino qui navigueront 3 jours du Havre jusqu’au pont Alexandre III. Par la suite, les œuvres seront exposées au Grand Palais où vous verrez de plus près les dix sculptures monumentales en bronze et  la boîte tactile pour les non voyants sur le thème de la liberté d’expression.

- A Bordeaux, l’exposition « Diego Rivera Cubiste » sera à l’honneur à la galerie des Beaux-Arts.

- En avril, vous aurez l’occasion de côtoyer le Mexique littéraire, notamment au Salon du Livre de Paris.

- En mai, au Festival de Cannes, un hommage sera rendu à Emilio « Indio » Fernandez, avec la restauration de trois de ses films.

- En Juillet, à Arles, le Mexique est invité aux Rencontres de la Photographie. Un Mexique plus contemporain sera aussi présenté, alors que Mexico va devenir la plus grande agglomération du monde, de nombreux défis s’offrent au pays.

- Dès Septembre, des expositions et réflexions auront lieu, traitant de la mégalopole et l’architecture mexicaine à la Cité de l’architecture et du Patrimoine et au Pavillon de l’Arsenal ainsi que de nombreux colloques sur des thèmes actuels tel que le développement durable ou l’innovation.

- Du 22 septembre au 15 janvier 2012, Rufino Tamayo, peintre décédé en 1991, qui puisait son inspiration dans l’art précolombien, au Petit Palais, avenue Winston Churchill à Paris.

- Du 4 Octobre au 5 janvier 2012, Frida Kahlo et Diego Rivera au Musée de l’Orangerie des Tuileries, à Paris.

- Du 5 octobre au 5 janvier 2012 « Sous le Volcan » exposition au Musée d’Orsay : De 1810 à 1920, de l’indépendance aux révolutions, un siècle d’histoire mexicaine se révèle à travers des œuvres qui évoquent les violents soubresauts de ce pays.

Cette liste, qui indique les animations prévues à ce jour, est loin d’être exhaustive…

I. Aubert

Crédit photo : © Institut français 2011 – tous droits réservés – Création LUCIOLE – Conception-Réalisation : dealCOM

Shanghai : le compte à rebours a commencé !

Jeudi 1 avril 2010

shanghai_pudong_bund

Shanghai 2010 Exposition Universelle

Du 1er mai au 31 octobre 2010

Sur le thème « Meilleure Ville, Meilleure Vie »

Le compte à rebours a commencé !


180 pays participants, un site de 15 hectares avec 70 à 100 millions de visiteurs attendus dont 8 à 10% d’étrangers, et l’ambition d’être la plus grande exposition universelle depuis sa création en 1851, à Londres puis 1855 à Paris.

Les habitants de Shanghai et les touristes ont afflué dimanche 28 mars, au Bund, alors que le célèbre site rouvrait après trois ans de rénovation, juste à temps pour l’exposition universelle. Le Bund, sur la rive ouest du fleuve Huang Pu, qui était autrefois un terminal pour les docks et une promenade pour les amoureux, a été fermé en 2007, dans l’espoir affiché par la ville d’en faire un endroit aussi «charmant que les Champs Élysée de Paris». Dimanche 28 mars, des dizaines de milliers de personnes ont afflué sur les rives pour apercevoir les rénovations.

Des travaux gigantesques d’aménagement sont encore en cours ou en voie d’achèvement, routes, tunnels et lignes de métro; des centaines de milliers de Shanghaiens qui veulent rivaliser avec le Pékin des J.O. se sont mis à apprendre l’anglais… Et la municipalité lance une campagne pour faire comprendre à la population que l’élégance, la politesse et la propreté sont désormais l’image de la Chine.

La France, pour sa part, sera largement représentée avec 4 pavillons : le pavillon national France bien sûr, mais également trois pavillons régionaux thématiques, qui seront situés dans la zone UBPA (Urban Best Practices Area) où seront dévoilées les meilleures pratiques urbaines qui conditionneront la ville du futur : le pavillon Paris-Ile de France, le pavillon Rhône-Alpes, ainsi que le pavillon Alsace. Jacques FERRIER, qui en est l’architecte, explique que le Pavillon de France a trois grands thèmes, qui sont l’eau, le jardin, et le caractère innovant de la structure.

Une exposition est dite universelle si elle touche toutes les branches de l’activité humaine. Outre leurs allures de fêtes populaires, les expositions ont trois enjeux : Culturel, politique et commercial. Gageons que l’Ecologie tiendra, en 2010, une place importante et qu’à partir de Shanghai on comptera un quatrième enjeu !

I. Aubert

« Namaste France », Année de l’Inde en France

Mardi 30 mars 2010

Danse indienne

Pendant de l’initiative française, de 2009, baptisée Bonjour India, le festival Namasté France qui a débuté dès janvier 2010 a pour objectif de diffuser la culture indienne dans toute son ampleur, dans tout l’hexagone, de 2010 à 2011. Namaste France va être officiellement inauguré le 14 avril, au Quai Branly avec l’exposition  Autres Maîtres de l’Inde, expo du 30 mars au 18 juillet qui dévoile des terrains culturels inconnus ayant pour source les adivasi, (premiers habitants en sanskrit). La conclusion interviendra en juillet 2011 avec une exposition consacrée à la peinture de Tagore au Musée d’Art Moderne de Paris. Né à Calcutta, en 1861, ce brillant « touche à tout », compositeur, écrivain (prix Nobel de Littérature en 1913), dramaturge, peintre et philosophe dévoile et fait connaître un autre aspect de ce pays avec un art plus populaire. Ces jours-ci, il faut courir à la B.N.F. François Mitterrand voir l’exposition de miniatures et peintures d’Inde du Nord et du Sud, un art complexe et ravissant et des pièces rarement montrées au public, (jusqu’en juin) tandis qu’à Guimet, encore pour quelques jours une exposition de photos, pleines de grâce et de finesse, intitulée « Lumière de l’Inde du Sud » transporte dans celle qu’on appelle l’Inde Verte.

Pour une Inde plus traditionnelle, qui parle plus couramment à notre imaginaire, est présentée jusqu’au 9 mai, à la fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent, une remarquable exposition consacrée aux costumes des cours princières indiennes, intitulée « Les Derniers Maharadjas – Du Grand Durbar à l’Indépendance (1911-1947) ». Une soixantaine de modèles et accessoires illustrent cette période où l’apparat est devenu le langage officiel des cours : or, argent, soie, brocart, broderies, profusion de couleurs et de matières précieuses témoignent de la magnificence des costumes de cette époque.

La musique ne sera pas négligée (nous sommes au pays du grand Ravi Shankar…) : Pleyel, le Théâtre de la Ville et d’autres salles accueilleront des concerts de musique indienne, particulièrement pendant le Festival d’Automne, sans oublier des spectacles de danse (plus qu’un spectacle, un acte rituel) qui projetteront le spectateur dans une atmosphère « bollywoodienne ». La cinéma puisqu’on ne peut pas parler de l’Inde sans évoquer la forme de distraction la plus populaire. Avec 800 longs métrages tournés par an, c’est le premier pays producteur de films du monde (avant les USA) et comme il existe aussi un cinéma d’art et d’essai, nous aurons la possibilité, au cours de ce festival, de voir des films d’une qualité exceptionnelle et mondialement reconnus.

L’Art de vivre sera dévoilé au cours de conférences où l’on fera connaître le yoga et Ayurvéda ; de même que la gastronomie pour faire apprécier des saveurs très particulières avec des temps forts à Biarritz et Saint Tropez.

L’Inde dont l’économie connaît une croissance exceptionnelle, a beaucoup à apporter à la France, la jeunesse de notre pays l’a bien compris qui se tourne de plus en plus vers ce pays continent et ne demande qu’à en devenir familière.

I. Aubert

Istanbul, capitale européenne de la culture 2010

Jeudi 4 février 2010

Istanbul

De Byzance à Istanbul…

Alors que prend fin, au Grand Palais, l’exposition « De Byzance à Istanbul, un Port pour Deux Continents »,  magistralement mise en scène, dans le cadre de la Saison de la Turquie en France (juillet 2009/mars 2010), on se réjouit déjà que l’année 2010 prenne la relève et mette encore  Istanbul sous les projecteurs, en tant que capitale européenne de la culture.

Tout au bout  de l’Europe, depuis l’Antiquité, Istanbul règne en vigie sur deux mondes, le vieux continent et l’Asie éternelle. Le miroitement de la surface du Bosphore qui fascina Pierre Loti conduit, comme dans un rêve, d’un continent à l’autre en 15 minutes de bateau.

Si l’on veut préparer un voyage à Istanbul, il n’est que de lire le roman éponyme d’Orhan Pamuk dont c’est la ville et qui raconte, au fil des pages ses promenades d’enfant, à pied, en voiture, à travers les ruelles en pente et les jardins, devant les villas décrépies des stambouliotes, qui évoquent le déclin de l’Empire Ottoman. La lente érosion de ces familles dont certaines, comme les Camondo, ont fui vers la France, tissant un peu plus encore des liens faits de culture et d’amour de notre pays et de notre art.

Mais Istanbul n’est pas que nostalgie, que paradis perdu. Depuis qu’en 1923, Mustapha Kemal Ataturk liquidant l’Empire Ottoman lui préféra Ankara comme capitale de la nouvelle république, elle s’est redressée, a repris le cours d’une histoire où la conquête n’est plus signe de désastre mais au contraire d’apport, de mémoire et de vie bouillonnante comme on peut le constater au fil des rues.

Lorsque qu’ayant épuisé votre potentiel de résistance à visiter la Mosquée Bleue et ses faïences d’Iznik, Sainte Sophie, Saint Sauveur in Chora et le Palais de Topkapi, en évoquant les odalisques alanguies sur des sofas de soie et toutes les mosquées, églises, palais, hippodrome, citernes, etc., alors prenez le bateau pour découvrir les neuf  îles des Princes aux maisons de bois, appelées yali, où l’on se déplace en phaéton. En rêvassant sur le bateau vous pourrez méditer sur cette phrase de Jean Cocteau qui qualifiait Istanbul de « vieille cantatrice couverte de gloire et de bijoux » telle une sultane validée.

I. Aubert

2010, Année France Russie !

Mardi 26 janvier 2010

Moscou – Kremlin – Grand Palais et Cathédrales

Bien sûr il existe de nombreux clichés pour qualifier l’âme russe qui passe à l’instant du rire aux larmes. Mais au-delà de ce que nous ont appris Dostoïevski, Tolstoï, Gogol, Tourgueniev Pouchkine et tant d’autres sur la vie au temps des tsars et des guerres d’Empire, vingt ans après que s’est déchiré le rideau étanche de l’extrémisme soviétique, la Russie demeure pour nous une immense source de lointains fantasmes culturels et c’est une occasion unique de découvrir la Russie du XXIème siècle qui s’offre à nous, à travers une avalanche de festivals, d’expositions, de concerts, de spectacles en tous genres…

Actuellement et jusqu’au 23 mai, une exposition de la BNF à l’Opéra Garnier, commémore le centenaire de la création des « Ballets Russes » par le grand Diaghilev, entraînant les meilleurs éléments du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Aucune aventure ne fut aussi décisive dans l’histoire de la danse et des arts de la scène que celle des Ballets Russes.

Au même moment, est projeté le film « Coco Chanel et Igor Stravinsky » qui nous immerge dans l’ambiance de ces années où le tout Paris courait voir Nijinsky interprétant « l’Après-midi d’un Faune » ou « le Sacre du Printemps »… Une page passionnante de notre histoire de l’art qui se réactive avec nos amis russes. Et quelle époque !

En Mars, au Louvre exposition « Sainte Russie » ou l’art en Russie des origines à Pierre le Grand. En Avril c’est à la Foire Internationale de Bordeaux que la Russie sera invitée d’honneur, en Mai à Saint Malo, lors du Festival Étonnants Voyageurs, les écrivains russes seront sur le devant de la scène. En juin, Fête nationale russe et exposition nationale russe au Grand Palais, et exposition au Musée Matisse de Nice, en Juillet, au Châtelet, ballets de l’Opéra de Novossibirsk, en Août c’est à Cannes que se tiendra un Festival d’Art Russe, Septembre va nous évoquer le romantisme russe à l’époque de Gogol et Pouchkine et exposer les Trésors de la Galerie Trétiakov de Moscou à Paris… Sans oublier des concerts et ballets qui se succèdent à un rythme effréné… Ainsi toute cette année le monde russe sera chez lui en France ! 

C’est l’occasion de faire le voyage pour vous donner des images, en croisière sur la Volga, d’Astrakan à Moscou ou bien de Moscou à Saint Pétersbourg, à bord du train Transsibérien « l’Or des Tsars » de Moscou à Pékin à travers la Sibérie et la Mongolie ou plus simplement en avion, en découvrant ces villes musées qui constituent le cœur de l’histoire russe que sont  Moscou, Novgorod et Saint Pétersbourg.

I. Aubert