A Java, pluralité des religions et de l’art, au cœur du Pacifique
Jeudi 21 juillet 2011
La plupart des volcans de l’île de Java sont heureusement plutôt tranquilles et fertilisent la terre. A Yogyakarta, l’immense ville-palais du sultan qu’on appelle le « Kraton », présente des bains royaux sous lesquels une mosquée troglodytique est enchâssée : Java est en majorité musulmane. Avant l’émergence de l’islam, elle pratiquait une religion basée sur un art de vivre spirituel, le kejawen, sorte de culte de l’harmonie. On honore toujours les banyans, ces arbres géants qui symbolisent la nature et la vie et on respecte les autres religions (bouddhiste et chrétienne). A une quinzaine de kilomètres de Yogyakarta, Prambanan, rassemble quelque 220 temples hindouistes, disséminés dans une prairie, trente kilomètres plus loin, vous êtes à Borobudur et découvrez le plus grand stupa du monde élevé en 800, et redécouvert en 1814, en le dégageant de la jungle.

L’île mère de l’Indonésie nourrit, à l’ombre de ses volcans, une incroyable effervescence artistique qui a fait de Yogyakarta la « ruche » de Java et un musée à ciel ouvert tant l’art contemporain s’imbrique dans le chaos bon enfant de la rue, à grand renfort de peintures et de tags, sur les murs et les devantures.
Si vous souhaitez un avant goût de cet art, l’espace culturel Louis Vuitton, à Paris, expose, jusqu’au 23 octobre 2011, onze artistes javanais contemporains, ouvrant la porte, à travers sculptures, dessins, vidéos, sur les traditions musicales, la spiritualité et l’histoire de l’île.
I. Aubert







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