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Au Pérou : Les Lignes de Nazca, une énigme…

Lundi 30 août 2010

Nazca

Etranges, indéchiffrables, énigmatiques… les géoglyphes de Nazca, au Pérou, n’ont toujours rien révélé de leur origine. Pourtant les interprétations ne manquent pas ! Découvertes en 1927, elles forment une œuvre si grandiose qu’elle peut paraître surhumaine…

Le Figaro, dans une page consacrée aux « Énigmes de l’Art », en fait le constat : « La plus grande fresque du monde reste indéchiffrable ».

Au musée local, une affichette résume la thèse de Maria Reiche, mathématicienne et astronome, décédée en 1998 et qui a consacré de longues années à la préservation et à la défense du site, par cette phrase : « Ces dessins ont été interprétés comme ayant un lien avec l’astronomie, permettant de prédire les périodes de bonnes ou mauvaises récoltes et les différents travaux agricoles selon que les étoiles se levaient ou se couchaient dans telle ou telle figure tracée au sol ». Le voile n’est pas levé pour autant. L’Unesco classa le site au patrimoine de l’humanité en 1994, à la demande de celle qu’on baptisait la « senora », reconnaissant sa théorie qui dit que l’on a  ici « le témoignage du premier éveil des sciences exactes au sein de l’évolution de l’humanité ».

Mais les scientifiques sont de moins en moins d’accord, l’italien Giuseppe Orefici, directeur du Centre italien d’études et recherches archéologiques précolombiennes, refuse d’ajouter foi à l’hypothèse du calendrier, il penche pour des chemins rituels et, pour alimenter cette idée, il est allé jusqu’à reconstituer des processions chamaniques avec musique et danses.

Coexiste aussi une théorie disant qu’il s’agit peut être de lignes de drainage ou des voies d’écoulement d’eau. En effet, au Pérou, subsistent des systèmes d’irrigation antérieurs à ceux de l’Egypte pharaonique.

En outre on parle même du phénomène d’El Nino qui, en 60 après Jésus-Christ aurait pu causer la perte de la civilisation Nazca… Que de théories, et comme l’on se sent petit lorsque la nature reprend ses droits ! Actuellement quelque 6000 archéologues cherchent une explication aux « lignes » mais les Pyramides de Cahuachi, de Pachacamac ou la nécropole de Sipan sont aussi mystérieuses et le voile n’est pas prêt à se lever.

I. Aubert

Sénégal, Pays de la Teranga

Vendredi 19 février 2010

Le Sénégal a lancé samedi dernier, 13 février à Dakar les festivités du cinquantenaire de son indépendance obtenue de la France le 4 avril 1960, en organisant une cérémonie présidée par le chef de l’Etat Abdoulaye Wade, dans le plus grand stade du pays. Le président Wade, 83 ans, vêtu d’un majestueux grand boubou bleu clair et coiffé d’un bonnet blanc, a d’abord passé en revue les troupes. Puis, au côté de son épouse française Viviane, 77 ans, il a inauguré dans le hall du stade une exposition sur l’histoire du Sénégal. Auparavant, Léopold Sédar Senghor, un catholique, avait dirigé le Sénégal pendant 20 ans, de 1960 jusqu’à sa démission, fin 1980, au profit de son Premier ministre, Abdou Diouf. Ce dernier, un musulman, présida ensuite le Sénégal jusqu’en 2000.

« Je souhaite que l’année 2010, année du cinquantenaire, soit synonyme de concorde nationale, de fervente communion autour des idéaux d’harmonie nationale et de fraternité humaine« , a déclaré le chef de l’Etat. « Qu’elle soit un nouveau jalon lumineux dans la marche de notre pays vers des victoires toujours plus belles et plus éclatantes« , a-t-il lancé.

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La Variété des paysages sénégalais est un enchantement pour tous, de l’aridité du désert, au nord, à l’opulence des forêts tropicales, au sud et c’est le pays de la « Téranga » autrement dit d’une hospitalité naturelle qui lui sert de bannière. Son équipe nationale de football ne s’appelle t’elle pas « Les lions de la Téranga » ? Ses capitales, Saint Louis, bijou architectural, puis Dakar, bordée de bandes de sable blanc invitant à la baignade, parlent à notre mémoire d’un temps où, sur les cartes de géographie murales de nos écoles, on apprenait l’Afrique Occidentale Française. Ce pays a une longue histoire partagée avec la France : les pionniers de l’aviation, héros incomparablement courageux tel Mermoz, Guillaumet, Saint Exupéry et autres pilotes de l’Aéropostale y ont souvent séjourné lors d’escales et ont laissé un impérissable souvenir à l’Hôtel de la Poste de Saint Louis. Quelle que soit la motivation qui vous pousse vers ce pays, qu’elle soit nature sauvage, faune et flore préservées ou paysages superbes, plages paradisiaques ou mangroves du Siné Saloum, rives du fleuve Sénégal que l’on remonte sur des bateaux de légende ou encore histoire commune entre nos deux pays, c’est avant tout la population jeune et bigarrée, riche de traditions, mais qui va de l’avant, dont le wolof est le principal groupe ethnique, qui vous donnera envie d’y revenir. Avec de grands écrivains, comme Ousmane Sembene ou Mariama Bâ, Fatou Diome et son « Le Ventre de l’Atlantique », best seller en 2004, écrit dans une langue française très pure, des musiciens mondialement reconnus, pour preuve le Festival international de Jazz à Saint Louis, né en 1990 ou Youssou N’Dour, descendant de griots toucouleur, maître incontesté du rythme mbalax, peintres et sculpteurs (qui a vu les œuvres d’Ousmane Sow, exposées à Paris, sur le Pont des Arts en 2005, n’est pas près de les oublier : nous avons été 3 millions), ce pays, patrie de Léopold Sédar Senghor, Président francophile, ancien élève du lycée Louis le Grand et de l’Ecole Normale où il se lia d’amitié avec Aimé Césaire et Georges Pompidou, qui fut le premier Africain à siéger à l’Académie Française, et épousa une Normande, annonce des lendemains hauts en couleurs, où l’amitié franco-sénégalaise a sa place.

I. Aubert

L’Ethiopie

Mercredi 10 juin 2009

Trop longtemps, Éthiopie, le mythique royaume du « Prêtre Jean » est restée une terre lointaine et mystérieuse que les occidentaux ne commencèrent à entrevoir qu’au début du XVIe siècle. N’hésitez pas à suivre la route qui parcourt l’ancienne Abyssinie historique pour découvrir son passé fabuleux et sa riche culture à l’occasion de la fête de Timkat, l’épiphanie éthiopienne, la fête majeure de l’année liturgique.

La sérénité et la ferveur la plus intense, la beauté des ornements liturgiques : ombrelles aux couleurs chatoyantes, chapes brodées…font de cette fête qui se déroule durant deux jours, un évènement exceptionnel. Lors des processions qui précèdent et terminent le baptême rituel de la foule des pèlerins, le clergé se mêle aux fidèles au son des chants, des tambours et des sistres.

Couvrant une superficie de 1 137 000 km², soit deux fois la France, l’Éthiopie est située sur la corne de l’Afrique, entre le tropique du Cancer et l’Équateur. Le pays n’a pas d’accès à la mer mais dispose de réserves hydrauliques considérables. Sa topographie très accidentée s’étage de 100 m en dessous du niveau de la mer à plus de 26 sommets dépassant les 4000 m d’altitude.

L’image que l’on se fait de l’Éthiopie se réduit souvent à celle d’un pays pauvre et désertique, ravagé par la famine et la guerre. Pourtant, cette nation d’Afrique orientale possède une histoire et une culture des plus fascinantes. Seul état d’Afrique à n’avoir jamais connu la colonisation. Il se distingue par son riche héritage chrétien orthodoxe, qu’elle a su préserver malgré la conversion des pays voisins à l’islam.

Un grand merci à une de nos voyageuses pour son carnet de voyage enchanteur…

Vous pouvez retrouver tout son parcours, sur le circuit de 15 jours organisé par Intermèdes lors des Fêtes de Timkat, ainsi que de nombreuses informations utiles et photos, sur son site : http://www.anniedelafosca.be/

Une petite histoire du tourisme…

Mardi 21 avril 2009

Noble loisir, « Grand tour » et voyage culturel

Dans l’Empire romain, la curiosité, l’intérêt pour la culture, l’histoire, poussent l’élite sociale et intellectuelle à parcourir les rives de la Méditerranée : c’est un noble loisir, savant, otium cum dignitate comme le dit Cicéron. On voyage en bateau, mais on parcourt aussi les 150.000 km de ces voies romaines si bien entretenues. De nombreuses auberges accueillent les voyageurs, sur les sites, un moyen courant de marquer son admiration est de laisser des graffitis comme « je suis étonné » (pratique fortement déconseillé de nos jours…). On vend aussi des souvenirs, souvent dans les temples, très visités.

L’homme du Moyen Age est surtout poussé à voyager par les nécessités du commerce et par les élans de la foi, avec les pèlerinages, ce qui n’exclut pas la curiosité et le goût de l’exotisme, enrobés fréquemment de légendes (Le Livre de Marco Polo garde une part de mystère). A la Renaissance, on retrouve l’esprit de l’Antiquité, avec le « Voyage noble et savant »,  nobilis et erudita peregrinatio.

Au XVIIe siècle apparaît en Angleterre l’expression française « Grand tour » : les jeunes nobles anglais viennent sur le Continent pour parfaire leur éducation. Ainsi, au XVIIIe siècle, le Grand tour devient une institution, donnant naissance au mot « tourisme ». Les jeunes gens de la bonne société, afin de devenir de « complet gentlemen », parcourent l’Europe pendant plusieurs années. Ces pérégrinations les forment aux langues étrangères, leur donnent une large culture et par conséquent de futurs sujets de conversation pour briller en société.

Avec le chemin de fer, suivi d’autres moyens de transport, le tourisme engendre l’industrie touristique : la première agence touristique, Thomas Cook, voit le jour en Angleterre au XIXe siècle. Avec les congés payés en 1936, on commence à parler d’un tourisme de masse. Cependant, de nouvelles aspirations se développent à la fin du XXe siècle : amateurs, esthètes, curieux ou érudits renouent avec le passé, cherchant dans le voyage à compléter leur formation intellectuelle ou leur compréhension des autres cultures. On met en valeur le patrimoine et on créé par exemple en France des Villes et des Pays « d’art et d’histoire ». Des conférenciers ayant acquis une solide formation historique et artistique aident à découvrir une ville, une région ou un pays sous ses différents aspects, à s’immerger dans d’autres civilisations, à faire revivre l’histoire : c’est l’ambition du voyage culturel tel que le conçoit Intermèdes.

Th. Soulard

Docteur en histoire de l’art, conférencier Intermèdes